>> Toutes les rubriques <<
· Le Salève (59)
· Le Mont Baron depuis les contrebandiers (1)
· Faune du Costa Rica (105)
· Photo du jour (522)
· Merveilleux Costa Rica (100)
· Le Mont Baron et le Mont Veyrier (2)
· Oiseaux (98)
· La Bourgogne (11)
· Le Môle (4)
· Via Ferrate (14)
https://youtube.com/playlist?list=PLhyVTTX7894sKydrydB71wTM_9Y__H-NM&si=mqGgKOq_viMzVZ1G
Les randos décrites sont de difficultés variables mais ne dépassent en principe pas T4
Vous avez apprécié un article ? Un petit "J'aime" est toujours sympa 
Vos suggestions et remarques sont les bienvenues
Je ne contrôle hélas pas les pubs intempestives. Un bloqueur de publicités, AdBlock par exemple, limite grandement ces désagréments.
Date de création : 04.07.2010
Dernière mise à jour :
01.03.2026
1896 articles
Le Rouge-gorge familier est un petit oiseau rondelet avec des ailes relativement courtes. Il est aisément reconnaissable à la couleur orangée qui envahit tout le devant du corps, front, lores, côtés de la tête, cou et poitrine. Cette grande zone orange est bordée d’un bandeau gris clair peu visible sur le haut du front et sur les côtés du cou et de la poitrine. Le reste du dessous est blanc sale lavé de roussâtre sur les flancs. Les parties supérieures sont d’un brun nuancé d’olive, assez sombre. Le croupion et les sus-caudales sont d’un brun un peu plus chaud. Les rémiges sont ourlées de chamois, ce qui éclaircit un peu l’aile fermée sur laquelle se détachent les couvertures primaires plus sombres. L’œil est sombre. Le bec fin, court et droit est brun foncé, avec la base un peu plus claire. Les pattes sont rougeâtres ou brunâtres suivant la lumière, quelquefois rosées. La couleur orange est absente chez le juvénile; l’ensemble du corps est brun, largement moucheté de chamois roussâtre; le futur plastron orange transparaît néanmoins mais il faudra attendre la mue post-juvénile pour voir apparaître ses premières plumes orangées. Sur l’aile fermée se distingue nettement une barre rousse formée par les pointes des grandes couvertures ainsi colorées. Ce caractère persistera après la première mue et permettra l’année suivante de savoir qu’on a affaire à un oiseau de deuxième année.
Les émissions vocales du Rouge-gorge sont typiques. Le cri le plus fréquent est un « tic » d’excitation métallique, volontiers répété en staccato et qui traduit une forme d’inquiétude et peut être émis à un rythme très rapide près du nid en cas de danger par exemple. Un autre cri classique consiste en un « tsiih » bref, aigu et pénétrant qui peut être considéré comme un cri de contact. Le chant est très caractéristique. C’est une suite de notes sifflées et roulées, de tonalité élevée, comme un babil doux et liquide, qui semble couler naturellement au long d’une phrase continue. L’espèce reprend son chant à l’automne ; ce chant servira aux mâles à défendre un territoire alimentaire en hiver.
Le Rouge-gorge familier est un oiseau au comportement solitaire et territorial. Posé, il adopte une attitude dressée, relevant parfois la queue et baissant les ailes tout en faisant des courbettes sur ses jambes assez robustes. Il use de son plastron « rouge » comme avertisseur et n’hésite pas à l’exhiber en toutes occasions quand il s’agit pour lui de faire valoir ses droits, réels ou usurpés. Les mâles territoriaux s’affrontent ainsi, poitrine haute, tout en vocalisant abondamment afin de défendre leur territoire alimentaire et poursuivent vivement les intrus pour les chasser. Lors de la reproduction, les mâles chantent perchés sur une branche, bien en évidence pour être vus par leurs congénères. Peu visibles dans les sous-bois, ils peuvent se percher par contre au sommet d’un petit résineux en milieu semi-ouvert, bien en vue.
Il est assez peu farouche et même parfois confiant. Il n’est pas toujours très prudent en présence des humains. Il se nourrit au sol. Il repère ses proies depuis un perchoir peu élevé et les capture à l’issue d’un petit vol d’approche. Plus rarement, il reste au sol en sautillant. Peu sociable et pas du tout grégaire, on ne le voit jamais en groupe. Il migre en solitaire, et de nuit et les jours de grande migration, les nombreux Rouge-gorges ne forment jamais de groupes organisés et les querelles territoriales sont fréquentes.
Ordre : Passériformes
Famille : Muscicapidés
Genre : Erithacus
Espèce : rubecula
Taille : 14 cm
Poids : 16 à 22 grammes
Envergure : 20 à 22 cm
Longévité : 15 ans
Reproduction - nidification : cet oiseau est un semi-cavernicole pour la nidification. Le nid est toujours très bien caché dans une anfractuosité de rocher ou d’arbre, contre un talus couvert de lierre, dans une souche pourrie, sous une touffe herbacée et très difficile à découvrir. Il ne s’impose jamais à la vue. La femelle le construit, au sol ou alors à très faible hauteur; sa structure est faite de brindilles, d’herbes et feuilles sèches, de mousse, et la coupe intérieure est tapissée de crin végétal et/ou de poils d’animaux, mais pas de plumes. 5 à 7 œufs blanc bleuté avec des taches rouges. Incubation, 11 à 14 jours, assurée par la femelle qui est nourrie par le mâle. Les poussins sont nidicoles et sont nourris et protégés par leurs parents; ils quittent le nid à l’âge de 12 à 15 jours et sont autonomes environ 3 semaines plus tard. Au sud de l’aire, deux nichées ; dans le nord, une seule.
Habitat : le Rouge-gorge familier est avant tout un oiseau de la forêt, qu’elle soit caducifoliée, sempervirente ou mixte. C’est le milieu optimal qu’il fréquente sur les lieux de reproduction. De là, il déborde sur d’autres milieux arborés favorables, tels que les forêts riveraines des cours d’eau, les parcs, les haies arborées, etc. À la mauvaise saison, il quitte largement la forêt. Les oiseaux nordiques qui sont migrateurs gagnent des milieux plus anthropisés comme les jardins à la campagne, mais aussi en ville, les marges des zones agricoles pourvues de ligneux, garrigue et maquis en biome méditerranéen, etc. On peut presque dire qu’ils peuvent être partout où il y a des ligneux dans l’aire d’hivernage.
Alimentation : essentiellement insectivore. Des insectes et leurs larves (colépoptères et diptères en particulier) et divers petits invertébrés (arachnides, myriapodes, etc.). À la mauvaise saison, des petits fruits charnus tels que les baies de divers arbustes fructifères comme les ifs, les genévriers, les cotonéasters et autres sorbiers mais aussi de petites graines ou des restes alimentaires en milieu habité.
Distribution : espèce de l’ouest du continent eurasiatique, majoritairement européenne. Elle déborde sur certaines îles de l’Atlantique occupées par des sous-espèces différentes et sur le Maghreb à l’ouest, et sur la Sibérie occidentale à l’est. La population du nord est migratrice et gagne le sud en hiver, notamment le pourtour méditerranéen et les abords du golfe Persique.
« Ce n’est pas en lui tenant les ailes qu’on aide un oiseau à voler. L’oiseau vole simplement parce qu’on l’a laissé être oiseau»
L’accordeur de silences de Mia Couto
Sources :
http://www.oiseaux.net/oiseaux/rougegorge.familier.html
Bonjour Patricken effet courant ces oiseaux là!
bisous
annie
http://ninette2.centerblog.net
Ecrire un commentaire